Bilan de compétences & transitions professionnelles pour ceux qui souhaitent entreprendre
Le bilan de compétences, c'est pour les salariés qui veulent démissionner. » Faux. C'est peut-être l'outil le plus sous-utilisé par les entrepreneurs. Je vous explique pourquoi.
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Le bilan de compétences n'est pas réservé aux salariés
On vous a vendu une idée fausse. Que le bilan de compétences, ce serait pour le cadre qui veut quitter son entreprise, ou pour le salarié en quête de reconversion. Un dispositif encadré, financé par le CPF, réservé à ceux qui ont un employeur au-dessus d'eux.
C'est réducteur au point de vous priver d'un des meilleurs outils qui existent pour faire le point sur vous-même. Vous êtes entrepreneur, indépendant, gérant, à la tête d'un projet. Vous n'attendez pas qu'on vous dise quoi faire. Vous avancez. Et c'est justement là qu'est le piège : quand on avance sans jamais s'arrêter, on finit par ne plus savoir si on va dans la bonne direction, ou seulement dans celle qu'on a choisie il y a dix ans, pour des raisons qu'on a oubliées.
Un bilan de compétences, ce n'est pas un pansement pour salarié fatigué. C'est un temps d'arrêt structuré pour regarder où vous en êtes vraiment, et nommer ce qu'il faut bouger en vous pour aller là où vous voulez aller. Cet article est là pour vous montrer ce que c'est réellement, et à qui ça sert.
Un bilan de compétences, ce n'est pas refaire son CV
Commençons par ce que ce n'est pas. Ce n'est pas un test de personnalité. Ce n'est pas une séance d'orientation où l'on vous sort une liste de métiers. Et ce n'est surtout pas quelqu'un qui décide à votre place. Le bilan de compétences est un accompagnement individuel, structuré, réparti sur plusieurs semaines, encadré par la loi française et plafonné à vingt-quatre heures de travail.
Pour un salarié, la question est souvent : « Est-ce que je reste ou est-ce que je pars ? » Pour une personne entreprenante, la question est différente et souvent plus profonde. Elle ressemble plutôt à : « Est-ce que ce que je construis me ressemble encore ? » Ou : « Qu'est-ce que je dois changer, en moi, pour que mon projet arrête de reposer entièrement sur mes épaules ? » Le bilan ne répond pas à votre place. Il crée les conditions pour que vous répondiez mieux, avec de l'information à jour au lieu de vieux réflexes.
Pourquoi les personnes entreprenantes en ont plus besoin, pas moins
Il y a un paradoxe. Ceux qui auraient le plus besoin de faire le point sont ceux qui ne se l'autorisent jamais. Un salarié a un cadre, des entretiens annuels, parfois une DRH qui l'oblige à s'asseoir et à réfléchir. Un entrepreneur n'a personne. Personne pour lui dire de s'arrêter. Personne devant qui il a le droit d'être fatigué : ni devant ses équipes, ni devant sa banque, ni chez lui.
Alors il porte. Depuis si longtemps qu'il ne sait même plus qu'il porte. Et un jour, ce qui l'a fait tenir commence à l'empêcher. La vigilance qui l'a sauvé au démarrage se met à sonner pour des dangers qui n'existent plus. Il décide toujours vite, mais il décide avec une alarme réglée sur une menace ancienne. Il garde un mauvais recrutement par loyauté, il refuse de déléguer parce qu'il faut tout tenir, il évite la conversation qu'il faudrait avoir. Chaque décision faussée coûte cher, et il ne les compte plus.
Un dirigeant qui ne sait plus faire le point devient le plafond de son propre projet. Sa fatigue plafonne la croissance. Son besoin de tout contrôler empêche les autres de porter avec lui. Faire un bilan, dans ce contexte, ce n'est pas du confort. C'est ce qui permet à votre projet de grandir au-delà de vous.
Faire le bilan de là où vous en êtes
Un bilan de compétences classique inventorie des compétences. Le travail que je propose va plus loin, parce que pour une personne entreprenante, la question n'est presque jamais « qu'est-ce que je sais faire ? », vous savez faire beaucoup de choses. La vraie question, c'est : « Où part mon énergie ? Qu'est-ce qui, en moi, sert encore, et qu'est-ce qui me freine sans que je le voie ? »
On regarde votre parcours, vos réussites, vos échecs, non pas pour les juger, mais pour y lire un mécanisme. Ce qui vous a fait réussir hier est parfois exactement ce qui vous coince aujourd'hui. On nomme ce que vous portez et que vous ne posez nulle part. Parce que ce qu'on arrive enfin à nommer, on peut le décider. Au lieu de tenir contre, on décide avec. C'est là que ça se joue, et c'est court.
Vous décidez bien. Vous décidez juste avec une alarme qui sonne pour un danger qui n'existe plus.
Comment se déroule un bilan de compétences avec moi ?
Le bilan se déroule en trois phases, sur trois à cinq mois selon votre rythme. La phase préliminaire, d'abord : une à deux séances où l'on définit ensemble ce que vous cherchez et si le bilan est bien le bon outil pour vous. Je préfère vous le dire tout de suite si ce n'est pas le cas.
Vient ensuite la phase d'investigation, le cœur du travail : on explore vos compétences réelles, vos expériences, vos moteurs profonds, souvent ceux que vous n'aviez jamais formulés à voix haute. Puis la phase de conclusion : on formalise votre projet, on identifie les étapes concrètes, on anticipe les obstacles. Vous repartez avec un document de synthèse dont vous êtes le seul détenteur.
Le cabinet est à Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, au centre de la Bretagne. Le travail se fait aussi très bien à distance, en visioconférence, pour Brest, pour Rennes, pour Nantes, pour le reste de la Bretagne et toute la France. Le bilan de compétences est un dispositif certifié, finançable selon votre situation. On en parle ensemble avant tout engagement.
Faire un bilan de compétences, ce n'est pas admettre que quelque chose ne va pas. C'est décider de regarder en face ce que vous voulez construire, et ce qu'il faut ajuster en vous pour y arriver. Ceux qui l'ont fait disent presque tous la même chose : ils auraient aimé le faire plus tôt.
Je vous rends votre force. Je ne vous la prends pas.
Si vous voulez savoir si ce travail vous correspond, je propose un premier échange de trente minutes, sans engagement. Pour comprendre comment je travaille sur la décision et la charge mentale, lisez aussi « Une seule posture, trois axes » et, si vous voulez savoir qui je suis, « L'homme derrière le cabinet ».
Questions réponses sur cet article :
Peut-on faire un bilan de compétences quand on est à son compte ou dirigeant ?
Oui, absolument. Le bilan n'exige pas d'avoir un employeur. Indépendants, gérants de TPE et de PME, entrepreneurs agricoles, porteurs de projet : le dispositif vous est ouvert, et il est souvent plus utile pour vous que pour un salarié, parce que personne d'autre ne vous forcera à faire cette pause.
Combien de temps dure un bilan
La loi plafonne à vingt-quatre heures d'accompagnement, réparties sur plusieurs semaines. En pratique, comptez trois mois, à raison d'une séance toutes les une à deux semaines. Mon travail est court et dense : je ne fais pas durer.
Peut-on le faire à distance ?
Oui. La visioconférence est officiellement reconnue et n'enlève rien à l'efficacité. Beaucoup de dirigeants au planning serré la préfèrent.
En quoi est-ce différent d'un coaching ?
Le bilan part de « où j'en suis » pour clarifier une trajectoire. Le coaching part d'un objectif défini pour lever ce qui bloque. Les deux se rejoignent, et je pratique les deux. J'en parle dans mon article sur ma démarche, « Une seule posture, trois axes ».
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