Gwen Quéméner, hypnothérapeute et coach à Carhaix : qui suis-je ?
Je ne répare personne. Je ne décide à la place de personne. Je vous rends votre force, je ne vous la prends pas. Qui je suis, et pour qui je fais ce métier.
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Il y a des gens sur qui tout repose. Le dirigeant qui décide juste et qui n'a le droit d'être fatigué nulle part : ni devant ses salariés, ni devant sa banque, ni chez lui. L'agriculteur qui tient la ferme et la maison dans le même corps, et à qui personne n'a jamais permis de se plaindre. Le parent qui ne peut pas flancher, parce que derrière lui il n'y a personne. Ils portent, depuis si longtemps qu'ils ne savent même plus qu'ils portent.
Ce qui les épuise, ce n'est pas la charge. C'est l'interdiction de la poser. Je fais un métier simple : je leur rends le droit de déposer. Pour comprendre pourquoi je suis capable de tenir en face d'eux sans vaciller, il faut que je vous raconte d'où je viens. Parce qu'une méthode se copie en une semaine. Un parcours, non.
Né allergique au monde
Je suis né allergique au monde. À chaque particule, à chaque molécule. On m'a mis sous cloche quelques mois, le temps de m'apprendre à le supporter. J'ai mis quarante ans à faire le reste du chemin : à ne plus seulement supporter le monde, mais à l'habiter.
Mes parents m'ont appelé Gwenaël Quéméner, en breton l'ange blanc qui tisse sa toile. Ma grand-mère, venue du sud du Portugal, d'une spiritualité de village, m'a regardé devant tant de souffrance et a dit : celui-là, ce sont les nerfs restés sur terre d'un ange qui a mis les voiles. Ce fut sans doute mon premier sentiment d'abandon. Pourquoi la meilleure partie de moi m'aurait-elle quitté pour une vie meilleure ?
Bien plus tard, j'ai fini par remercier les astres et la chimie de m'avoir donné, ici-bas, un terrain de jeu. Une vie qui m'a donné l'audace de percevoir que je suis le pire et le meilleur à la fois, toutes les misères et toutes les joies réunies, parce que tout ce qui est sur cette terre est aussi en moi. Quand j'observe le vivant, sa beauté et ses horreurs, j'ai l'humilité de savoir que ça aussi, c'est moi.
Ce que j'ai appris à voir chez les autres
Au fil du chemin, j'ai appris à percevoir un point commun entre des gens que tout sépare. L'enfant humilié qui devient violent pour alerter sur sa condition. L'adolescent exclu qui apprend le sang-froid au contact de plus dur que lui. Le militaire prêt à mourir pour une cause. L'artiste qui cisèle l'injustice du quotidien comme un entrepreneur cisèle les étapes d'un objectif. Le parent d'un enfant en situation de handicap qui défie les statistiques. Le dirigeant qui porte tout, et à qui personne n'a jamais dit qu'il pouvait poser.
Chacun d'eux porte une colère juste. Une injustice rencontrée trop tôt, transformée en moteur. Longtemps, j'ai cru que je devais brûler la mienne jusqu'au bout, par destin. Mais un corps vivant n'est pas fait pour brûler à haute intensité en continu.
Apprendre à poser le feu sans l'éteindre
C'est le tournant. J'ai appris à poser le feu sans l'éteindre. Garder la force, lâcher la tension. C'est là que j'ai cessé de me consumer, et c'est là, seulement, que j'ai pu tenir quelqu'un d'autre sans vaciller. Longtemps, je me suis battu avec vélocité. Aujourd'hui, je ne me bats plus : je compose avec l'adversité. Et je n'ai jamais tenu aussi droit.
C'est de là que vient ma manière de travailler. Je ne répare personne. Je ne décide à la place de personne. Je fais un lieu, calme et court, où vous pouvez déposer une fois ce que vous ne posez nulle part. Déposer, ce n'est pas renoncer, ce n'est pas lâcher prise. On ne vous enlève rien de votre histoire. On vous rend le choix de la porter, ou non. La douleur qui pilotait redevient une simple information. Et la main qui la serrait se rouvre.
Je n'enlève à personne son histoire. Je lui rends le choix de la porter ou non.
La cause qui me tient : le droit de déposer
Je ne fais pas ce métier par hasard, et je ne le fais pas pour tout le monde. Ce qui relie les gens que j'accompagne, c'est qu'ils portent une chose qu'ils n'ont le droit de déposer nulle part. Le dirigeant qui ne peut être fatigué, l'agriculteur qui ne peut se plaindre, le parent qui ne peut flancher, le jeune à qui on n'a jamais permis d'être fragile. L'ennemi n'est jamais une personne, ni un associé, ni une banque, ni une famille. L'ennemi commun, c'est l'injonction de tenir sans jamais poser.
Cette cause n'est pas un slogan. C'est ma blessure retournée. Je n'ai pas su recevoir ; beaucoup de ceux que je reçois ne savent pas déposer. La même main fermée. Je ne peux désarmer chez l'autre que ce que j'ai désarmé chez moi. C'est ce qui rend mon travail difficile à imiter : on peut copier une technique en une semaine, on ne copie pas un chemin de vie.
Concrètement, cela veut dire que je ne cherche pas à vous garder. Un prolongement illimité, ce serait du sauvetage par abonnement, et ce n'est pas mon métier. Je borne. Ma promesse n'est pas d'être toujours là. Elle est que vous teniez la décision dans le réel, sans moi.
Ce qui me rend qualifié pour votre problème
Sur le papier : hypnothérapeute certifié, praticien en EMDR et PNL, coach de résultats, consultant en bilan de compétences, formateur en méthodologie et en pédagogie de projet. Des approches que la plupart des praticiens gardent séparées, et que je combine selon ce que vous traversez. C'est rare, et c'est ce qui fait la différence dans les résultats.
Mais la certification n'est pas ce qui compte le plus. Ce qui vous sert, c'est un homme qui a appris à rester posé en face de quelqu'un d'hypervigilant, avec un corps qui ne ment pas, et un chemin derrière lui qui rend cette présence crédible. La méthode est duplicable. L'instrument non. C'est pour ça que je travaille avec peu de personnes, à plein régime, plutôt qu'avec beaucoup, à moitié présent.
J'ajoute une chose sur la manière dont je conçois la valeur de ce travail. Je ne vous vends pas un forfait interchangeable. Chaque accompagnement se construit avec la personne en face, selon ce qu'elle traverse et ce qu'elle vient chercher. Cela se discute directement, d'humain à humain, sans grille impersonnelle. C'est aussi ma façon d'être aligné avec ce que je propose : de la présence sur mesure, pas un produit standard.
Ce que je veille, une seule chose
Je veille à une seule chose : le droit de déposer, pour ceux sur qui tout repose. Si vous portez depuis trop longtemps, vous savez déjà de quoi je parle. Vous ne l'avez simplement jamais dit à personne.
Ma pratique prend trois formes selon votre besoin : le bilan de compétences pour faire le point, l'hypnose et la thérapie brève pour débloquer ce qui dure, le coaching pour passer au niveau au-dessus. Trois portes, la même démarche, que je détaille dans « Une seule posture, trois axes ». Quelle que soit la porte, la question de départ est la même.
Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher de vous offrir trente minutes d'échange ? Ma porte est ouverte.
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